« La vivisection est un crime ! »

Discours inaugural de Victor Hugo à la Présidence d’Honneur de la Ligue antivivisectionniste française

LA VIVISECTION QU’EST CE QUE C’EST ?

D’après le dictionnaire, « la vivisection est la dissection expérimentale pratiquée sur un animal vivant ».

La vivisection est une méthode ancienne, archaïque et dangereuse, pratiquée à l’échelle industrielle, qui, sous le prétexte fallacieux de « sauver » l’humanité, fait souffrir physiquement, psychologiquement et inutilement des millions d’animaux bébés et adultes considérés comme du matériel de laboratoire depuis leur naissance jusqu’à leur mort.

En expérimentant des vaccins, des médicaments, des substances toxiques, des ondes, des armes, des produits alimentaires, des drogues, des alcools, des gaz toxiques, des cigarettes, des peintures, des encres, des solvants, des colles, des pesticides, des engrais, des huiles moteur, des liquides lave-glace, de nombreux produits ménagers, d’hygiène, de jardinage et de bricolage, etc. sur des chiens, des chats, des cochons d’Inde, des furets, des singes, des chevaux, des vaches, des cochons, des chèvres, des moutons, des lapins, des rats, des souris, des écureuils, des castors, des renards, des blaireaux, des sangliers, des taupes, des chauve-souris, des phoques, des loutres, des oiseaux, des reptiles, des poissons, des amphibiens, etc. ce sont 800 millions d’animaux sacrifiés dans le monde chaque année (2,2 millions par jour) sur l’autel de l’industrie chimio-pharmaco-alimentaire.

Ce sont 25 animaux (minimum) qui meurent torturés chaque seconde dans le monde.

QUELLE EST LA VALIDITÉ DE L’EXPÉRIMENTATION ANIMALE SUR LA SANTÉ HUMAINE ?

De plus en plus de chercheurs, Antidote Europe, Pro Anima, P.R.C.M. (Comité de Physiciens pour une Médecine Responsable)… affirment que le modèle animal n’est pas pertinent pour nous car aucune espèce n’est un modèle biologique pour une autre.

Le génome humain et celui du chimpanzé sont similaires à 98,76%, ce qui fait de lui notre cousin le plus proche. C’est pourquoi il est beaucoup utilisé dans l’expérimentation animale.

Et pourtant…

  • Il est immunisé contre le VIH/SIDA, l’Hépatite B, et la Malaria… ;
  • L’aspirine, le médicament le plus utilisé au monde, est mortel pour 99% des animaux. S’il avait été testé sur des animaux, l’humanité en serait privée ;
  • Le persil tue un perroquet, le jus de citron est fatal au chat, le chocolat, l’oignon et les raisins sont nocifs (voir mortels) pour les chiens ;
  • La morphine calme et endort l’homme, met en folle agitation les rats et les chats, la pénicilline est mortelle pour le cochon d’Inde. Trois animaux parmi les plus utilisés en laboratoire ;
  • Depuis près de 120 ans, des chats, des chiens, des hamsters, des cochons d’Inde, des lapins, des moutons, des singes et d’autres, sont contraints de fumer de 6 à 10 heures par jour, et de 5 à 7 jours par semaine. Bloqués par le cou, ils endossent des masques qui leur envoient constamment de la fumée de cigarette dans les bronches. A la différence de l’homme, jamais un seul de ces animaux n’a développé de tumeur au poumon ;
  • L’Isoproterenol, l’Oraflex, le Phenformine, le Phanagétine, le Réserpine, la Thalidomide, l’Open, le Fenclozic, l’Uréthane, l’Isoniazide et l’Iproniazide, le Phénindione… testés sur des animaux ont causé la mort ou créé des effets secondaires graves à des dizaines de milliers de personnes.

« Nous ne sommes pas des rats de 70kg »

POURQUOI CONTINUER L’EXPÉRIMENTATION ANIMALE ?

La loi rend les tests sur animaux obligatoires pour la commercialisation des produits chimiques et des médicaments, et ce, malgré la non pertinence des résultats pour l’homme. Ces tests masquent d’éventuels effets indésirables.

En outre, la vivisection entretient un trafique barbare très lucratif pour les actionnaires des entreprises multinationales chimio-pharmaco-alimentaires.

D’après un rapport de l’Union Européenne, en 2011, plus de 11,5 millions d’animaux (soit 31.500 par jour ou 3 par seconde) ont été utilisés à des fins expérimentales en Europe, dont 2,2 millions (soit 6.000 par jour ou 1 toutes les 15 secondes) en France.

Chaque animal peut se monnayer jusqu’à des centaines, des milliers, voire des dizaines de milliers d’euros pour un animal transgénique. Quand on parle de millions d’animaux on imagine combien ce commerce rapporte. Des milliards d’euros auxquels le contribuable apporte sa part puisqu’une partie des impôts qu’il paie est consacrée à la recherche, une énorme part pour la  recherche sur l’animal, une toute petite pour les méthodes substitutives.

Des usines de production d’animaux domestiques ou sauvages aux usines de  fabrication de produits ménagers ou pharmaceutiques en passant par les braconniers, par les « marchands » d’animaux, par les fabricants d’aliments, par les transporteurs*, par les universités, par la Défense nationale, par les fabricants de matériel de laboratoire et par les laboratoires privés et publics qui pratiquent les expérimentations animales, chacun se sert et profite d’une rente juteuse au détriment de leurs victimes animales et humaines. Des masses financières colossales se cachent derrière l’alibi de la pseudoscience et de la santé publique.

D’après les propos du père du mouvement antivivisectionniste mondial, Hans Ruesch : « il n’y a plus un centime à gagner d’une maladie lorsqu’on lui trouve un remède définitif, l’astuce consiste donc à repousser indéfiniment le moment d’aboutir à des progrès concrets contre les maux qui nous affligent : c’est précisément ce que l’expérimentation animale permet de faire ».

EXISTE-T-IL D’AUTRES MÉTHODES QUE L’EXPÉRIMENTATION ANIMALE ?

L’adoption de techniques véritablement scientifiques, modernes et avancées, sans utilisation d’animaux mais directement utilisables pour l’être humain, permettrait au développement de médicaments d’être accéléré, avec une fiabilité accrue tout en réduisant les coûts.

Parmi ces méthodes, on peut mentionner la toxico-génomique, les modèles de culture de cellules et de tissus in vitro, le micro-dosage, les dernières techniques microscopiques, le modelage par ordinateur, la bio-informatique, l’utilisation de modèles mathématiques sophistiqués, l’ingénierie tissulaire tridimensionnelle, l’imagerie médicale haute technologie, la prévention, etc.

Les cancers et les maladies cardiovasculaires sont actuellement responsables de 53% des décès en France. Ils sont la plupart du temps liés à des facteurs environnementaux ou à notre hygiène de vie. La prévention et la recherche non intrusive sur les humains suffiraient à réduire considérablement les risques liés à ces pathologies.

Le domaine de la biologie actuelle travaille sur les gènes humains, c’est-à-dire des milliers de gènes et des millions de différences. La puissance des outils informatiques permet d’appréhender efficacement ce domaine si particulier de la science.

Des recherches in vitro sont possibles avec notamment des organes sur puces ou encore le mini poumon développé et commercialisé par une société de biotechnologie.

L’épidémiologie et les statistiques peuvent offrir des données capables d’orienter la recherche vers la cause des maladies contrairement à l’expérimentation animale qui vise à promouvoir le remède médical contre les maladies et ne peut permettre d’en chercher la cause.

Pour la formation et l’enseignement, il y a des mannequins interactifs, des programmes interactifs, des films…

La fiabilité de ces prouesses techniques est extrême comparée à l’expérimentation animale, parfaitement obsolète.

Ces techniques sont appelées à devenir la référence en matière d’évaluation du risque toxique pour la santé humaine et la préservation de l’environnement, si l’on en juge par les investissements massifs dont elles bénéficient aux États-unis et au Japon.

QU’EN DISENT LES MÉDIAS ?

Les « grands » médias sont quasiment muets sur ce sujet. Et pour cause. Les laboratoires et toute l’industrie chimio-pharmaco-alimentaire font partie des plus gros annonceurs de presque toutes les chaînes télévisées et radio ainsi que des principaux journaux et magazines périodiques. Autrement dit l’information dépend du bon vouloir des lobbies qui financent les annonces et par là même le fonctionnement des médias. Les journalistes n’ont qu’à bien se tenir face à la demande de ces mêmes lobbies, rien ne doit déborder et la mise en lumière de la défaillance du système de la recherche n’est pas de bon goût aux yeux de ses financiers.

QU’EN PENSE L’OPINION PUBLIQUE ?

En 2014, plus de 1.200.000 européens ont signé une Initiative Citoyenne Européenne (I.C.E.) en faveur de l’abolition de l’expérimentation animale. Cette I.C.E. a été présentée en mai 2015 à la Commission et au Parlement européens qui se sont prononcés en faveur de l’expérimentation animale sans tenir compte de l’opinion publique ni de celle des chercheurs dénonçant l’inaptitude de cette méthode à répondre aux objectifs scientifiques actuels.

« Science sans conscience n’est que ruine de l’âme. »

disait François Rabelais

COMMENT RECONNAITRE DES PRODUITS NON TESTÉS SUR DES ANIMAUX ?

Il faut partir du principe que tous les produits du marché ont été testés sur des animaux sauf ceux qui précisent clairement que ni le produit, ni les ingrédients n’ont été testés sur des animaux ou qu’ils arborent un label rigoureux.

Certains produits portent la mention « non testé sur les animaux ». Il existe également des labels que l’on peut trouver sur certains produits non testés sur des animaux de laboratoires.
Attention : la mention « produit fini non testé sur les animaux » indique que seuls les ingrédients entrant dans la composition du produit ont été testés sur des animaux.

Pour connaître la liste de produits cosmétiques et ménagers non testés sur les animaux, consultez les fiches pratiques régulièrement mises à jour du site Internet : www.animalter.com

Aussi étonnant que cela puisse paraître, vous découvrirez sur ces fiches que certains labels n’ont pas été retenus car les marques qu’ils labellisent peuvent être vendues en Chine où les tests sur animaux sont toujours exigés.

QUE POUVONS-NOUS FAIRE AU QUOTIDIEN ?

  • Achetons des produits non testés sur les animaux ou fabriquons les nous-mêmes ;
  • Si des médicaments sont nécessaires, utilisons les de manière éclairée ;
  • Ne soutenons plus les campagnes et les œuvres qui financent la vivisection ;
  • Refusons la dissection dans les écoles et renonçons aux formations qui exigent des expériences sur des animaux ;
  • Informons et sensibilisons nos proches aux droits des animaux.

Il est temps de s’engager sérieusement à mettre fin à cette souffrance et à se fixer les objectifs pour s’assurer du progrès comme on l’a fait avec les émissions de CO2

Ou bien, pensons-nous que ces tests barbares sont le meilleur de ce que l’on peut tirer du XXIème siècle ?

 

* Air France / KLM est la dernière grande compagnie aérienne internationale qui accepte de transporter des animaux destinés aux laboratoires d’expérimentation.