Nous remercions chaleureusement les presque 70.000 signataires de notre pétition, toutes les personnes qui nous soutiennent par leurs messages et les 68 militant-e-s présent-e-s ce dimanche

S’emparant du succès de cette pétition, les 3 grands médias régionaux (télé, radio et presse quotidienne) ainsi qu’une radio locale en quête de scoop, ont tenté de la réduire à ce que certains d’entre eux nomment une « polémique ». Nous nous interrogeons sur « l’objectivité » des articles publiés, lorsqu’on sait que certains d’entre eux offrent des places gratuites pour assister à des « spectacles » qui mettent en scène des animaux esclaves.
Ces articles nous apprennent que des services « compétents » ont examiné les animaux et que, au regard de la protection animale, ils n’ont décelé aucune irrégularité majeure, ni physiologique, ni réglementaire, et pas plus en matière de détention. Tout est question d’appréciation :
– Un fauve qui fait les cents pas en tournant interminablement dans sa cage ;
– Un éléphant qui se balance inlassablement d’une patte sur l’autre de gauche à droite et inversement ;
– Etc.
Curieusement, ce type de comportement se rencontre invariablement chez les animaux de cirques. Mais cela n’entre visiblement pas dans le cadre des irrégularités majeures. Aucune case n’est prévue dans les règlements. Donc, pour les services « compétents » tout est bien dans le meilleur des mondes. Circulez, y a plus rien à voir. Nous pouvons nous rendormir tranquillement sur nos 2 oreilles.
Eh bien, non.
Non seulement, nous, militants de la cause animale, ne dormons pas, mais encore nous ne sommes pas dupes.
Nous ne sommes certes ni vétérinaires ni soigneurs ni médecins.
Mais nous avons appris à lire.
La littérature vétérinaire décrit clairement ce type de comportement comme étant l’expression de stéréotypies. Il se rencontre fréquemment dans des lieux d’enfermement, tels les prisons et les centres psychiatriques pour les humains, dans les zoos, les ménageries de cirques et les « élevages » concentrationnaires pour les autres animaux qu’ils soient sauvages ou domestiques.
Ces comportements expriment l’état de souffrance morale des animaux qui les adoptent.
Doit-on, peut-on décemment rester insensible aux signaux de détresse qu’ils nous adressent ?
Nous ne sommes ni vétérinaires ni soigneurs ni médecins.
Nous sommes tout simplement humains. Si ce mot a encore un sens.
Il est inconcevable et inadmissible qu’en ce XXIème siècle on laisse, en toute connaissance de cause, souffrir un animal, quel qu’il soit, humain ou non humain.
Toujours dans ces mêmes médias, on lit que le maire d’une commune n’est juridiquement pas compétent pour accorder ou non l’autorisation aux cirques de montrer des animaux vivants.
Effectivement, nous avons demandé au maire d’interdire au cirque l’exhibition de Maya. Si cette compétence relève du préfet, encore une fois tout est question d’appréciation, nous lui demandions également d’interdire tous les cirques avec animaux sur le territoire de sa commune et de rejoindre ainsi les 42 communes exemplaires qui ont désormais pris des arrêtés dans ce sens, laissant derrière elles la barbarie des siècles passés et concourant ainsi à rendre nos sociétés plus pacifiques et civilisées.
Auquel cas, ni Maya ni les autres animaux n’auraient été exhibés.
Au-delà des polémiques médiatiques stériles, on peut se demander s’il est humain de continuer à faire subir à une éléphante d’un demi siècle le stress du transport et des exhibitions.
Pour mémoire, l’espérance de vie moyenne d’un éléphant d’Asie est de 60 ans. Même si certains individus ont peut-être exceptionnellement approché l’âge vénérable de 70 ans, il reste qu’après un demi siècle de captivité et de souffrance, Maya peut légitimement prétendre à une retraite bien méritée. On peut également s’interroger sur les moyens employés pour contraindre un animal sauvage à réaliser des exercices contre nature et parfois dangereux pour lui, subissant la musique, les applaudissements bruyants et les lumières agressives. On imagine sans difficulté que quelques bisous, quelques caresses ou quelques mots doux glissés dans le creux de l’oreille, ne suffisent pas. C’est pourtant ce que veulent nous laisser croire les circassiens. Ils nous prennent vraiment pour des “quiches”.
Nous, militants de la cause animale, nous n’avons individuellement rien à gagner à venir par un froid hivernal juste avant Noël, demander la fin du martyr pour des animaux captifs.
Si nous le faisons, c’est que nous pensons très sincèrement, que le jour où les hommes cesseront toute forme d’exploitation des animaux humains ou non, ce jour là sera un immense pas pour l’humanité.

Liberté pour Maya
Liberté pour Samba
Liberté pour tous les animaux humains et non humains